duendepr.com actualité David Brognon & Stéphanie Rollin

Attente

Pour leur premier solo show parisien, David Brognon Stéphanie Rollin présentent « Call (809) 610 – WAIT »une série de nouvelles œuvres à la galerie untilthen à partir du 8 septembre 2018. Installation, sculpture, photos et marqueteries de paille (photo ci-dessus) composent un voyage dans un temps particulier, suspendu par l’attente. Une obsession pour les deux artistes. Depuis 2008, David Brognon et Stéphanie Rollin bâtissent un fascinant corpus dédié au temps, sa mesure, son défilement, ses méandres et ses culs de sacs. «  Le monde est une salle d’attente. Dès la naissance nous sommes enfermés dans une timeline dont la mort est l’aboutissement naturel et imprévisible, à quelques années près. Nos activités quotidiennes ne sont qu’un artifice pour tromper l’attente. Nos œuvres sont toujours la description de cet état d’attente entre espoir, résignation et impatience. Car la torpeur de l’attente est aussi cet état passionnant où l’on commence à se mettre en mouvement. Une gestation avant la naissance de l’action.». Lire la suite…

 

42-2018 Biennale de Melle - Photo. Origins Studio

Depuis l’ouverture  de la Biennale de Melle le 30 juin dernier, à l’invitation de David Brognon et Stéphanie Rollin,  Robert Samuel attend dans l’église Saint-Savinien.  En 2012, Robert Samuel a inventé un nouveau métier, Line sitter, il attend pour les autres. Les salariés de sa société, baptisée Same Ole Line Dudes, font la queue à New York pour les impatients qui désirent le nouvel Iphone ou le premier rang d’un spectacle sans le désagrément d’une fil d’attente qui dure parfois plusieurs jours. En comblant un besoin contemporain, Robert Samuel est devenu un nouvel étalon pour mesurer le temps.  Lire la suite…

 

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Le 21 juin dernier, l’école élémentaire Pierre Budin située au cœur de la Goutte d’Or dans le 18èmearrondissement à Paris, inaugurait l’œuvre sonore « Train your bird to talk » imaginée par David Brognon et Stéphanie Rollin. « Train your bird to talk » est une nouvelle sonnerie pour l’école, dont les appels à entrer et sortir de classe seront désormais scandés en Silbo, un langage sifflé utilisé sur l’île de la Gomera dans les Canaries. Une œuvre pérenne qui poursuit la relation privilégiée de l’école Budin avec l’art contemporain. Initiée par Pierre Perrin, directeur de l’école Budin, et avec la participation des professeurs et des élèves, cette commande artistique a été réalisée dans le cadre de l’action Nouveaux commanditaires de la Fondation de France. Elle a reçu également le soutiende la Mairie du 18èmedu Service d’Horlogerie de la Ville de Paris, du fonds dotation Ars Ultima Stein-Guillot, et de la galerie Untilthen. Elle a été mise en œuvre par Jérôme Poggi et Thomas Conchou, médiateurs agréés de l’action Nouveaux commanditaires de la Fondation de France au sein de la structure not-for-profit SOCIETIES.

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En octobre 2015, Anthony van den Bossche accompagne David Brognon et Stéphanie Rollin à Jérusalem pour documenter une performance vidéo dans les rues de la vieille ville. L’intifada des couteaux en décidera autrement. Jérusalem plonge dans la violence et entraîne le trio dans une enquête passionnante entre symbolique et réalités topographiques. Pour son premier livre, Anthony van den Bossche signe un récit au souffle romanesque qui révèle les coulisses de la création contemporaine dans un contexte brûlant. Un sprint intellectuel où l’on descend dans le ventre du St Sépulcre pour découvrir le véritable propriétaire de la fameuse échelle inamovible, avant de remonter en compagnie de Mahmoud Darwish au coeur du figuier de Barbarie comme symbole partagé de l’amour de deux peuples pour le même territoire. Lire la suite…

 

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Septembre 2016 : la direction américaine de Caterpillar annonce la fermeture du site de production de Gosselies à Charleroi. 2500 personnes sont concernées. Après le choc, la colère, puis la tristesse vient le temps de la résilience. Ce terme de métallurgie, passé dans le langage courant, définit la capacité à retrouver ses propriétés après une déformation, un choc, une altération. Les travailleurs de l’usine s’en saisissent pour laisser une trace de leur savoir-faire. Faire œuvre du travail accompli pendant des décennies pour construire ces « machines jaunes » à la réputation prestigieuse. En février 2017, un groupe de travailleurs se tourne vers le BPS22 Musée d’art de la Province de Hainaut et les artistes Stéphanie Rollin & David Brognon afin de démarrer le processus cathartique d’une œuvre collective.  Lire la suite…

 

tryptique

Nouveau support, nouveau lieu, à l’occasion d’Art BrusselsAtelier Relief invitait Mathias Kiss, Brognon & Rollin et Ionna Vautrin (Miroir Tryptique ci-dessus) à proposer leur vision du relief entre expérimentation plastiques et fonctionnelles. Fondé à Bruxelles par Farid Issa et Thomas Erber, Atelier Relief est un espace triple, maison de création, de production, d’exposition où sont conçus et fabriqués les reliefs, variations sculpturales d’une image. À l’Atelier, les images et les volumes sont dans un mouvement de va-et-vient permanent. L’image cesse d’être un objet plat, se change en volume, en espace façonné. Le Relief, une fois posé sur un mur, s’offre comme un tableau. Un format novateur et singulier qui captive artistes, photographes et designers comme une respiration formelle. Lire la suite…

 
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A l’occasion d’Art Brussels, Atelier Relief présentera 3 pièces exclusives signées Mathias Kiss, Rollin & Brognon et Ionna Vautrin du 19 avril au 13 mai prochain. Une exposition collective qui proposera trois variations originales sur le thème de l’image, de la matière et de la fonction en relief réalisées. Un éventail plastique précis qui fait dialoguer des artistes contemporains, une designer et un trublion qui brouille les cartes entre art et design. Lire la suite…
 

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“Nous Allons Observer Une Minute de Silence” traduit de l’arabe en Pitman Shorthand par Brognon-Rollin est visible jusqu’au 17 décembre au FRAC Aquitaine dans le cadre de l’exposition Par Les Lueurs – Cent Ans de  Guerre (commissaire Julie Crenn). Un hommage aux victimes arabes qui chaque jour tombent plus nombreuses sous les balles et les bombes.  ”L’état d’urgence dans lequel nous vivons a fait de cette phrase une sorte de nouvelle prière laïque que nous avons voulu coder et insérer dans le présent en plusieurs langues, comme un rappel presque chuchoté. Une minute de recueillement transcrite avec le Pitman Shorthand, cette écriture sténo crée par Isaac Pitman en 1837 pour transmettre rapidement un message.” résume le duo. Ce système d’écriture basé sur la transcription phonétique est resté très populaire en Angleterre et aux Etats-Unis jusqu’en 1996 et ne nécessitait pas de matériel spécifique (machine) car écrit à la main avec une élégance presque calligraphique. Crédit photo ©Frac aquitaine

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David Brognon & Stéphanie Rollin présentent  Subbar, Sabra (Mont des Oliviers VI) à la galerie Albert Baronian jusqu’au 16 juillet prochain dans le cadre de l’exposition collective “Le langage des fleurs et des choses muettes (Ch. Baudelaire)”. Importé du Mexique au seizième siècle, le figuier de Barbarie est appelé subbar par les Arabes de Palestine. Planté en ligne, il servait à délimiter les parcelles de terrain entre voisins. Ces barrières d’épines infranchissables avaient alors valeur de cadastre. A partir du 20ème siècle, ce cactus est aussi devenu la métaphore de l’enracinement juif sur la même terre. Baptisé sabra en hébreu, il sert à qualifier avantageusement tous les Juifs nés en Israël. Son fruit, dont la douceur sucrée est protégée par une fine pellicule piquante, incarne pour les Israéliens le caractère doux et fort des premiers colons venus se réinstaller depuis la fin du dix-neuvième siècle. Lire la suite…

 
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Dans leurs œuvres vidéo récentes, David Brognon & Stéphanie Rollin explorent la marginalité des territoires et les frontières – géographiques, politiques, morales ou psychologiques – que l’être humain s’est appropriés, qu’il défend ou qu’il ignore (in)consciemment, parfois jusqu’au sang. Curieux et intrépides, les deux artistes vont là où leurs recherches les mènent, dans une démarche d’action sur le terrain et de confrontation directe – et parfois physique – avec leur sujet. La prise de risque fait partie intégrante de leur approche, et les terrains ardus sur lesquels ils s’avancent peuvent s’avérer des plus fertiles.
 
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