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Après un an et demi de travaux, la Maison du Danemark, sur les Champs-Élysées, rouvre ses portes le 15 janvier 2021 avec une ambitieuse exposition collective mettant l’art textile à l’honneur sous la direction de la commissaire danoise Henriette Noermark et réalisée en partenariat avec le fabricant textile Kvadrat, ainsi que Galerie Maria Wettergren, Last Resort Gallery et Nils Stærk L’alchimiste des couleurs Margrethe Odgaard, la peintre Tove Storch et la tapissière Grethe Sørensen comptent parmi les dix artistes qui, avec sensualité, couleurs et plaisir tactile marquent le coup d’envoi de la réouverture de la salle d’exposition de la Maison du Danemark.

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L’exposition In a Slow Manner, dont le titre est une ode à l’essai de la tapissière Anni Albers Handweaving Today, de 1941, met en éveil les sens du visiteur de façon expérimentale à travers la découverte d’œuvres textiles dont l’essence même tient à leur texture, à leur matière. Des plasticiens et artistes danois, nouveaux ou reconnus, ainsi que deux Français participent à cette exposition d’art textile qui vise à présenter une fraction des meilleurs représentants de la scène actuelle. Sculptures en deux et trois dimensions, tapisseries murales, créations son et lumière : les artistes occupent un vaste champ en termes de générations, d’intentions et d’expressions, comme l’installation en fibre optique et fil de papier d’Astrid Krogh (ci-dessous), les grandes œuvres en velours de Vibeke Rohland dans lesquelles la couleur s’exprime en quadrilatères, ou les délicates installations en soie de Tove Storch, qui traduisent physiquement des réflexions complexes sur la forme, le temps et l’espace.

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L’artiste française Valérie Collart (qui vit au Danemark) nous invite à une rencontre des matériaux ; ses photographies et sculptures sensuelles de porcelaine confèrent au textile une gracieuse vulnérabilité. Le Parisien Justin Morin présente How To Drape The Surface of Saturn, une œuvre emblématique de son travail sur la sculpture drapée à partir de panneaux de soie imprimés. Diplômée depuis peu, Sofie Genz n’en est pas moins déjà rétive à tout compromis quant à la qualité des textiles qu’elle tisse et à sa palette de couleurs, laquelle exploite les potentiels des teintes des champs intermédiaires. Anne Fabricius Møller et Ditte Hammerstrøm présentent des œuvres où l’essentiel réside dans le pliage et les nuances de couleurs, allant de rouleaux de tissu en cadres de plexiglas à une méridienne habillée de velours gris chatoyant.

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Dans ses toiles systématiques, théoriques et poétiques, l’artiste Josef Albers, du Bauhaus, travaillait sur trois types de couleur inspirés des cheveux : le roux, le blond et le brun. C’est groupe de teintes que la créatrice Margrethe Odgaard utilise poétiquement. Elle compare les couleurs à la crête des vagues comme Albers les comparait à des brins de paille : « Il y a autant de couleurs que de crêtes de vague ». Dans le cadre de l’exposition In A Slow Manner, elle présente notamment son œuvre With Some Defined Measure, qui transforme les teintes souvent liées à des émotions en un langage rationnel catégorisable et se demande s’il ne serait pas temps de prendre les couleurs encore plus au sérieux.

Cette exposition unique marque également la réouverture de l’espace culturel de la Maison du Danemark. En juin 2019, la galerie du 2ème étage a subi un incendie qui a contraint à une refonte complète du lieu.  La prestigieuse agence d’architecture danoise COBE a redessiné l’espace, tandis qu’une nouvelle identité visuelle a été créée avec l’agence Urgent Agency. Une renaissance dévoilée aux premiers visiteurs en janvier 2021.

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Profondément ancré dans la tradition du design danois, le fabricant textile Kvadrat a été fondé au Danemark en 1968. Kvadrat travaille en permanence pour repousser les limites esthétiques, technologiques et artistiques du textile à travers de nombreuses collaborations avec les meilleurs designers, architectes et artistes de la scène internationale, dont Ronan et Erwan Bouroullec, Patricia Urquiola, Pipilotti Rist, Thomas Demand, Olafur Eliasson, Alfredo Häberli, Doshi Levien, Akira Minagawa, Vincent van Duysen ou Peter Saville.

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Art textile – Exposition collective

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Informations pratiques

16 janvier 2021 – 28 mars 2021

12h-18h tous les jours sauf lundi

Entrée libre

VERNISSAGE

Vendredi 15 janvier à 19h

Maison du Danemark

142 avenue des Champs-Élysées

75008 Paris

Tél.: 01 56 59 17 40

mdd@maisondudanemark.dk

www.maisondudanemark.dk

Artistes : Margrethe Odgaard, Tove Storch, Justin Morin, Astrid Krogh, Ditte Hammerstrøm, Grethe Sørensen, Vibeke Rohland, Anne Fabricius Møller, Sofie Genz, Valérie Collart

Commissaire : Henriette Noermark. Commissaire d’exposition et rédactrice indépendante basée à Copenhague, Henriette Noermark travaille de façon transdisciplinaire entre les domaines de l’art, du design et de l’artisanat. Elle a organisé des expositions à Patrick Parrish Gallery et au Spring / Break Art Show à New York, au Chart Art Fair au Kunsthal Charlottenborg, avec Mark Kenley Domino Tan, chez A. Petersen Collection & CraftsLes Gens Heureux à Copenhague et Heartland Festival. En tant que rédactrice, elle a édité plusieurs publications et catalogues d’expositions et contribue à des magazines de design et d’art danois et internationaux.

L’exposition a reçu le soutien de la Commission d’aide à l’artisanat d’art et au design de la Danish Arts Foundation ainsi que des fondations Danmarks Nationalbanks Jubilæumsfond, Augustinus Fonden, Beckett-Fonden, Knud Højgaards Fond. 

Cette exposition a bénéficié de la coopération et partenariat de Kvadrat, Galerie Maria Wettergren,  Last Resort Galery et Nils Stærk.

Crédit photos : 

1/ Ditte Hammerstroem

2/ Sofie Genz

3/ Astrid Krogh

4/ Tove Storch

5/  Anne Fabricius Møller

 

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“Un virus est un paquet de mauvaises nouvelles enveloppées dans une protéine” avaient coutume de résumer les biologistes britanniques Jean et Peter Madawar. Des mauvaises nouvelles, dont s’est saisi Antoine Bertin pour faire entendre autrement le Corona virus ” Une fois décodé, le génome du Covid 19 est une suite de A,C, G et U répétée 30 000 fois, c’est un texte court comparé au 3 milliards de l’ADN humain” précise l’artiste français. En utilisant un procédé de sonification, Antoine Bertin attribue un note à chaque lettre pour composer une mélodie dont le tempo est donné par l’accélération de la propagation du virus et son decrescendo futur si le confinement est respecté. Il donne ainsi à écouter l’orage invisible qui nous cloître derrière nos vitres depuis 3 semaines. Un moment confiné à scruter les mouvements de la nature étrangement prémonitoire pour Antoine Bertin, puisque sa prochaine installation est un terrier humain creusé dans la forêt de Kielder (nord de l’Angleterre), initialement prévu en mai prochain. Human Burrow est une station d’écoute souterraine où le visiteur sera invité à descendre pour se lover contre des parois de lièges qui résonnent des infimes mouvement de la forêt : vibrations produites par les animaux, signaux provenant des végétaux, mouvements du sous-sol… Cette bibliothèque sonore enterrée pour 10 ans à flanc de colline proposera l’expérience immersive d’un monde où l’ouïe prend le pas sur la vue, et où les notions d’espace, de temps et d’écoute sont redéfinies. Lire la suite…

 

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A l’occasion de la dernière Biennale Nemo, son installation immersive Protocell interrogeait la frontière entre vivant et non-vivant : une petite foule de 100 personnes, connectée par des casques lumineux sans fil, évoluait dans la nuit au gré d’une narration inspirée par la capacité des matériaux inorganiques à se comporter comme des êtres vivants, sous l’impulsion de forces électrostatiques ou de la chaleur. Depuis 5 ans, l’artiste sonore Antoine Bertin écoute les frottements, les hiatus, l’invisible et les curiosités pour les rendre visibles et les cristalliser dans l’espace. En avril prochain, il dévoilera Species Counterpoint au Festival STRP (Eindhoven) et installera au mois de mai son terrier humain dans la forêt de Kielder (Angleterre) .  Lire la suite…

 

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Du mercredi 5 au  février au samedi 29 février inclus, Jean-Louis La Nuit accueille “Idiote pudeur”, une exposition photographique de l’artiste française touche-à-tout Mathilde Biron “Une mosaïque de corps, de nu, une exploration du genre, une quête de notre identité, un voyage dans nos amours, nos folies, avec comme fil rouge, encore et toujours le corps et l’intimité.”  Florent Bernades. Lire la suite…

 

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Mode, Clubbing, Design et Art, Jean-Louis La Nuit vous donne rendez-vous l’année prochaine avec une programmation aussi virevoltante que la précédente ! Club au son haute-fidélité, showroom mode et lieu d’exposition, Jean Louis La nuit est un lieu extra-ordinaire pour un personnage hors du commun échappé de la bande dessinée.  Lire la suite…

 

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Du 11 décembre au 30 janvier, Jean-Louis La Nuit poursuit sa programmation art contemporain avec GUM, Passé du street art à la galerie, l’ancien graffeur montpelliérain raconte depuis les années 90 une société lisse en perte de repères. Les femmes sont en plastique, les sex toys ressemblent à des jouets d’enfants, les jouets d’enfants à des armes à feu, les drogues à des bonbons. Dans le monde de Gum, les citoyens consommateurs sont amorphes, trop “informés” pour voir la réalité en face.

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Du 24 février au 7 mars, la Joyce Gallery présente pour la première fois Nochapiq à Paris avec l’exposition Road Trip. En marge de ses activités dans l’univers du luxe, de la mode, de la beauté, Noémie Chaillet-Piquand a fait son coming out artistique. En 2018, à l’âge de 44 ans, la créatrice, inventrice, designer et styliste est devenue Nochapiq. Une signature que l’artiste revendique, assume et pose désormais sur des objets du quotidien enrubannés, des pièces de mobilier ébouriffées, des pavés parisiens parés de couleurs… Sa matière de prédilection : le bolduc de maisons de luxe. Un certain regard sur l’art et notre société. Lire la suite…

 

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Les 22 et 23 novembre prochain, Jean-Louis La Nuit accueille l’exposition IRL MEME, la rencontre entre Thomas (Zombietears_) et Tanguy (Yugnat999). Le premier est illustrateur et décline son trait sur un side project tatouage. Le deuxième passe une grande partie de son temps libre à publier des memes en franglais sur son compte Instagram. Cette exposition est née de leurs univers respectifs : le digital et le dessin.
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Précurseur parisien dans la culture émergente des “listening bars”, Jean Louis la Nuit offre un lieu où les passionnés de vinyles se retrouvent pour écouter leurs albums favoris avec un son analogique de très haute fidélité. Un lieu hors du commun pour un personnage  extraordinaire ; une plate-forme dédiée à la jeune création mode, art et design en forme de grotte 70′s ouverte à toutes les expérimentations qui plonge ses visiteurs dans une vibration rétro-futuriste unique à Paris. .  Lire la suite…

 

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« C’est simple :Harmony bouleverse vos madeleines de Proust. Les morceaux qui vous accompagnent depuis 40 ans sont métamorphosés. Ce que vous pensiez être votre musique devient une histoire nouvelle, nous allons offrir aux parisiens une culture de la haute-fidélité », résume avec émotion Damien, directeur de Jean-Louis La Nuit. Lire la suite…