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Nouveautés Edra chez Mondomio

Les nouveautés Edra seront disponibles dès septembre sur demande chez Mondomio. Déclinaisons du Cipria et du Sfatto (très réussi ci-dessus), en version fauteuils et cabinet en marqueterie, l’éditeur toscan réputé pour son extravagance se fait sage cette année à l’image de nombre de ses concurrents.

Fondée en 1987, Edra fonde sa spécificité sur son double héritage. D’un côté, la tradition manufacturière de l’entreprise de la famille Mazzei, entretenue et transmise depuis le lendemain de la seconde guerre mondiale. De l’autre, la volonté de deux de ses héritiers, associés à Massimo Morozzi, de faire de la marque un des leaders mondiaux de l’ameublement, tant du point de vue de la performance technique que de celui de l’innovation créative.

Un quart de siècle plus tard, le résultat est à la hauteur de leurs espérances puisqu’Edra a produit certaines des pièces incontournables de la fin du XXe et de ce début de XXIe siècle, qui ont intégré les collections permanentes des musées internationaux les plus prestigieux (du MoMA au Centre Pompidou en passant par le Vitra Design Museum).

Le succès de la marque repose également sur les collaborations qu’elle a su instaurer avec de grands créateurs, leur donnant les moyens de reprendre à leur compte son motto “High Tech – Hand Made”. Il en résulte des pièces plus impertinentes les unes que les autres mais dont l’exécution technique demeure invariablement irréprochable. C’est cette constance dans la qualité et la créativité qu’Edra fêtait à Milan à l’occasion de ses 25 ans. En résultent deux fauteuils, dérivés de divans légendaires de la marque ainsi qu’une ligne de contenants inédite, poétiquement baptisée “Bois de Rose”.

Comme son aîné, le fauteuil Cipria se compose de coussins ronds et généreux, montés sur une structure invisible mais mobile. Se parant des mêmes couleurs (au choix, une palette vive et variée ou des camaïeux poudrés plus sobres) sa fourrure, écologique, alterne diverses longueurs de poils.  Le Sfatto version 2012 reprend également le principe qui avait fait le succès de la version sofa : une allure amorphe qui invite à l’abandon couplée à un confort et un soutien du corps inattendus. C’est précisément autour du concept de “confort” que Francesco Binfaré a travaillé pour aboutir à ce volume organique, rendu mouvant par une ingénierie insoupçonnée quoique très complexe comme pour mieux étreindre son utilisateur. Son aspect subtilement “usé” semble témoigner de ces ébats tout en en promettant d’autres, toujours meilleurs…

Lorsqu’on pense “marqueterie”, le terme nous évoque davantage les commodes Louis XVI que les créations estampillées Edra. C’est pourtant sur la technique du plaquage de bois de rose que repose la principale nouveauté révélée par la marque à Milan. Les contenants “Bois de Rose”, petits carrés de 120 x 120 cm pour 48 cm de profondeur marquent le retour de Massimo Morozzi au design “direct”. Son ambition ? Intégrer le décor au cœur de l’ADN du projet, plutôt que de s’en tenir à une opération anecdotique, a posteriori. Tout tourne donc autour de ce fameux plaquage. Exit les poignées, pour ne pas polluer visuellement l’objet, on leur préfère de petites pédales de piano.

Par ailleurs, une attention accrue est portée aux possibilités offertes par le medium, quitte à rompre avec les canons de l’ébénisterie. Dans une logique de respect constant du produit (tant du point de vue écologique que de son potentiel en matière de création), les extraits d’arbres petits et leurs alternances de tons clairs et foncés ont été privilégiés face au foncé homogène des parties centrales des grands troncs. Une attention particulière a notamment été portée à la bande latérale très claire (aubier), traditionnellement boudée par les ébénistes. En résultent des placages forts et uniques, oscillant entre zébrures régulières et compositions très libres, évocations – pas si lointaines – de la richesse des formes animales, végétales ou géologiques.